Aujourd'hui (tout) petit billet pour vous parler de mon expérience de la cystoscopie. Kesako ? C'est une intervention, au bloc opératoire, permettant de regarder à l'intérieur de la vessie à l'aide d'une caméra glissée par les voies naturelles. Ça fait peur. J'étais totalement effrayée, je l'avoue. Passer au bloc, savoir qu'on va mettre un tube, rigide pour les femmes, dans ce minuscule trou qu'est l'urètre, c'est effrayant. On a peur d'avoir mal et rien que le mot bloc opératoire suffit à donner la chair de poule. Ça n'est pas un examen de routine, on prescrit ça que la scanner ne suffit pas, c'était mon cas. La veille au soir, on doit se laver à la betadine. On se retrouve tout rouge et, franchement, ça sent pas très bon. Le lendemain matin, direction la chirurgie ambulatoire. Infirmière sympa, j'ai tout bien fait comme il faut et je gagne un passage au bloc opératoire. Super. Mon urologue de l'époque était très... Mauvaise donc elle ne m'explique pas trop ce qu'elle fait, on me met le gel anesthésiant, je respire un bon coup. Heureusement les infirmières de bloc sont super sympa. Donc là, le moment fatidique arrive et l'urologue insère le cystoscope, ce tube grâce au quel on voit dans la vessie. Ça fait très mal pendant une seconde. Après, on ne sent presque plus rien. Oui, sur le coup, c'est douloureux. Mais ça passe tellement vite que franchement, pas de quoi avoir peur. Ensuite votre médecin va regarder dans tout les recoins de la vessie et sur le chemin de l'urètre pour voir une éventuelle anomalie. Ça dure pas très longtemps. Et c'est tout, c'est fini. Ce qui a été pire pour moi c'est l'après, j'urinais beaucoup de sang et ça me faisait très mal à chaque sondage. Bien sûr, j'ai chopper une infection urinaire. Mais globalement c'est largement supportable, c'est un examen que je trouve moins douloureux que la cystographie rétrograde dont je parlerais dans un prochain article, peut être. Ne stressez pas, hésitez pas à poser des questions, détendez vous et tout se passera bien.